18 octobre 2004

Groupe d’étude – histoire de

La formation des adultes

 

 

 

 

Cycle de trois séminaires sur le thème de

 

LA FORMATION CONTINUE UNIVERSITAIRE

(14 décembre 2004, 1er  février 2005, 22 mars 2005)

 

A partir des années 1950, la promotion supérieure du travail se met en place dans plusieurs universités. La loi Edgar Faure de 1968 donne mission aux universités de s’impliquer dans l’éducation permanente. Dans le sillage de la loi de 1971, le ministre de l’Education, Olivier Guichard, les invite à s’engager dans la formation professionnelle continue. Un directeur central de la formation continue et de l’orientation est nommé, Raymond Vatier, qui leur propose des contrats d’assistance pour financer la mise en place des services de formation continue. Suivant les universités, il s’agit d’un service spécialisé, ou bien la formation continue est répartie dans les UER avec ou sans intervention d’un service commun qui en assure la promotion, la coordination et l’assistance. Les développements qui en résultent font apparaître deux séries de problèmes. Il y a d’abord celui des conditions de l’intégration de ces nouvelles activités, financées dans le cadre de conventions, avec celles de la formation initiale, financées sur le budget du Ministère de l’Education. Il y a aussi la réticence des enseignants universitaires qu’un investissement dans la formation continue détourne des activités de recherche, les seules que prennent en compte les sections du CNU dans les évaluations qui déterminent leurs carrières. En 1984,  la loi Savary précise que la formation continue est une mission des universités au même titre que la formation initiale, mais ses textes d’application ne font que codifier la gestion séparée de la formation continue, sans proposer de solution ni pour l’intégration dans la formation initiale, ni pour l’investissement des enseignants. Un décret de 1985 met en place la validation des acquis professionnels pour l’accès aux études supérieures, ce qui permet des économies sur les parcours de formation. Une loi de 1992 ouvre le champ de la validation à des parties d’examen et la loi de modernisation de 2002 généralise la procédure à tous les examens professionnels et ouvre la possibilité de valider la totalité d’un examen. 

Parallèlement à ces évolutions, le ministère de l’éducation prend des mesures qui tendent à favoriser l’autonomie des universités. En 1989, Lionel Jospin décide de globaliser l’attribution de leurs crédits de fonctionnement dans le cadre de contrats d’objectifs que le ministère négocie avec chaque université. Dans le domaine de la formation continue, les présidents d’universités se voient confier par les textes qui, depuis 1985,  codifient la validation des acquis professionnels, l’entière responsabilité de la mise en œuvre des procédures. Les universités réagissent différemment, depuis celles  qui inscrivent la formation continue parmi leurs objectifs prioritaires jusqu’à celles qui la maintiennent au rang d’une activité annexe ou qui même s’en abstiennent totalement.  

Alors même que l’on constate une stagnation, voire une baisse des effectifs étudiants, on peut penser qu’une offre universitaire va se développer pour mieux répondre à des besoins économiques et sociaux nouveaux. Ceci résulte à la fois de la rupture démographique depuis longtemps annoncée et de l’allongement de la vie au travail, besoins évoqués et pris en compte dans les accords de septembre 2003 et dans la loi de mai 2004 sur la formation professionnelle tout au long de la vie. De son côté le monde universitaire est interpellé par la mise en place du LMD et par le développement de la VAE, qui conduisent à un renforcement de l’individualisation des parcours de formation. Une telle évolution ouvre un champ nouveau pour la recherche sur la formation continue dans les universités, mais elle appelle aussi une reconnaissance de la formation continue en tant qu’activité universitaire. Une fois de plus, comme au cours des trente dernières années, les partenaires du monde universitaire auront à choisir entre une intégration de la formation continue dans les cursus universitaires ou la production séparée d’une offre marchande de services.

 

 
 
 
 
 

 

Le programme des séminaires

 

La première séance aura lieu le 14 décembre 2004, sur les thèmes suivants

La formation continue universitaire

depuis la loi de 1968 jusqu’à la fin des années 1980

L’implantation des activités de formation continue dans les universités

La formation continue : mission des universités 

Intervenants :

Jean Pierre Korolitski, Adjoint au Directeur de l’Enseignement Supérieur,

et Noël Terrot, ancien Directeur du CUIDEP et de la revue Flash Formation Continue

 

La seconde séance aura lieu le 1er  février 2005, sur les thèmes

Les évolutions de la configuration universitaire

à partir de 1968

Intervenante : Christine Musselin : Directeur de recherche

au Centre de Sociologie des Organisations

et

La formation continue universitaire à partir des années 1990

Les relations du ministère avec les universités

La validation des acquis professionnels

Intervenant : Jacques Denantes, doctorant à Paris X Nanterre,

 

La troisième séance aura lieu le 22 mars 2005, sur les thèmes

La formation continue à l’université de Lille 1

La formation tout au long de la vie

L’individualisation des parcours

Intervenant : Michel Feutrie, Maître de conférence à l’université de Lille 1,
Directeur du SUDES

et

L’université de Provence – Le laboratoire APST

La liaison formation / recherche / interventions – L’approche ergologique

Intervenant : Yves Schwartz, Professeur à l’université de Provence

 

Les séminaires auront lieu à l’Ecole Supérieure du Travail Social (ETSUP),

8 Villa du Parc Montsouris 75014 Paris, de 17H30 à 19h30

 

 

RER Cité universitaire

Métro Porte d’Orléans