Groupe d'étude - Histoire de la formation des adultes 

Éduquer à l’argent et à ses usages : Les premiers cours commerciaux pour femmes en France, seconde moitié du XIXe siècle

Prochain séminaire : mardi 05 avril de 16h30 à 18h30

Le séminaire se tiendra sous forme hybride, en présence et à distance

 

Salle de réunion de Peuple et culture, 108-110 rue Saint-Maur, Paris 11e (métro Parmentier)
(entrée libre)

Lien pour participer au séminaire

Éduquer à l’argent et à ses usages : Les premiers cours commerciaux pour femmes en France, seconde moitié du XIXe siècle

 

Intervenante : Marianne Thivend, Maîtresse de conférences HDR à l’université Lyon 2, membre du LARHRA

 

Dans les années 1850-1870, la formation des filles et des femmes à un métier est devenue une question discutée dans une large partie de l’Europe qui s’industrialise. Fondés par des associations féminines et/ou féministes, par des femmes seules ou par des municipalités, les premiers établissements d’enseignement s’ouvrent aux filles et aux femmes des « classes moyennes » pour les former principalement au dessin, à la couture et à la comptabilité. A partir de l’initiative pionnière de l’institutrice Elise Luquin, qui en 1857 fonde à Lyon un « cours public, spécial et gratuit de comptabilité commerciale à l’usage des femmes et des filles adultes », cette communication vise à retracer l’entrée en formation commerciale des filles et des femmes lors de la seconde moitié du XIXe siècle en France. Cette entrée soulève une série de questions autour de la construction du genre des formations et des métiers : pourquoi et comment former les femmes à des métiers quand elles ne sont pas censées en avoir, ou quand ceux-ci sont invisibilisés par les discours des contemporain·nes ? Qui sont ces filles et ces femmes des « classes populaires commerçantes » qui fréquentent écoles de jour ou cours du soir après le travail ? En quoi cette nouvelle offre de formation facilite-t-elle leur engagement économique au sein d’un marché du travail en pleine mutation ?

 

Former et émanciper par et pour les travailleurs

Prochain séminaire : mardi 15 février 2022, de 16h30 à 18h30

Le séminaire se tiendra entièrement à distance

 

 Former et émanciper par et pour les travailleurs :
les bourses du travail au tournant des XIXe et XXe siècles

Intervenant : David Hamelin, Historien, CRIHAM, Université de Poitiers

 

Les bourses du travail se déploient en France à compter de la fin des années 1880 dans la plupart des centres industriels et permettent d'affermir le syndicalisme ouvrier naissant. Parmi les nombreuses œuvres développées, celles relevant des questions éducatives prennent une place essentielle mobilisant les hommes et les maigres moyens à leur disposition. Au côté de la formation professionnelle qui rassemble plusieurs dizaines de milliers d'apprentis, et des cours d'enseignement général, les bourses du travail mettent en oeuvre l'appui aux universités populaires, la gestion de bibliothèques, des publications, mais aussi des projets qui pour certains ne verront pas le jour (comme des universités gérées par les bourses du travail).

De nombreux chercheurs, à commencer par Noël Terrot, Noé Richter ou Peter Schöttler ont assez tôt souligné le rôle méconnu mais pourtant essentiel pour le monde du travail de ces œuvres éducatives portées par les bourses, sans que cela ne génère ensuite de dynamiques de recherches conséquentes.

Il s'agira de présenter ici les principaux acquis des recherches portant sur cette institution originale, les questions et thématiques restées en souffrance et les sources nombreuses mobilisables pour sortir les bourses du travail de leur relatif oubli.

 

L’âge de la formation professionnelle en question : le cas des photographes (1945-1975)

Prochain séminaire : mardi 7 décembre 2021 de 17h30 à 19h30

Le séminaire se tiendra sous forme hybride

Pour participer à distance : merci de demander le lien à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

L’âge de la formation professionnelle en question :
le cas des photographes (1945-1975)

 

Intervenante : Véra Léon, Docteure en histoire de l'éducation, chercheuse associée au CERLIS (UMR 8070)

 

Véra Léon est aussi coordinatrice éditoriale des axes Éducation et Genre à l'Encyclopédie d'histoire numérique de l'Europe (EHNE) et lauréate 2020 du Programme de soutien à la recherche de l'Institut pour la photographie (Hauts-de-France).

 

Comment les différentes générations envisagent-elles le tournant majeur que constitue l’explosion scolaire dans le second vingtième siècle ? La vision de l’âge idéal d’apprentissage varie-t-elle selon les acteurs concernés (au ministère, dans le personnel pédagogique, ou chez les professionnels), considérant tantôt la jeunesse comme propice aux apprentissages et à la modernisation des savoirs et des pratiques, tantôt au contraire l’âge adulte comme synonyme d’expérience irremplaçable ? Les professionnels sans diplôme résistent-ils à la certification des savoirs de la jeunesse qui contraste avec leurs traditions d’autodidaxie ?
À travers le cas des métiers de la photographie, cet article entend éclairer sous un jour nouveau le processus de scolarisation de la formation professionnelle, et les conflits générationnels qu’il sous-tend. Nous montrerons d’abord l’ambivalence des discours institutionnels sur l’âge et les qualités professionnelles, et notamment les contradictions idéologiques sur les avantages présupposés de la jeunesse pour apprendre une profession. Puis nous verrons comme cette opposition entre générations est investie à son tour par les professionnels, jeunes comme plus âgés, autodidactes comme diplômés, traduisant des rapports contrastés à l’apprentissage du métier. Enfin, nous verrons comment cet enjeu de l’âge redouble les distinctions sociales entre diplômés des formations initiale et continue.

 

 

Les Frères des Écoles chrétiennes et l’éducation des adultes à Paris dans le premier XIXe siècle

Prochain séminaire : mardi 19 octobre 2021, de 17h30 à 19h30

Le séminaire se tiendra sous forme hybride, en présence et à distance

Salle de réunion de Peuple et culture, 108-110 rue Saint-Maur, Paris 11e (métro Parmentier)
(entrée libre)

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Les Frères des Écoles chrétiennes et l’éducation des adultes à Paris dans le premier XIXe siècle

Intervenante : Carole Christen, professeure d’histoire contemporaine à l’université Le Havre-Normandie, CNRS, UMR 6266-IDEES

 

Le rôle des frères des Écoles chrétiennes dans l’éducation des adultes à Paris dans le premier XIXe siècle, en particulier sous la monarchie de Juillet, a été peu pris en compte par l’historiographie de la formation des adultes. Dans cette séance de séminaire, après avoir mis en évidence la dynamique de création par les frères des Écoles chrétiennes des cours d’adultes, destinés uniquement aux hommes, proposant des savoirs élémentaires mais aussi des savoirs utiles aux métiers du monde ouvrier parisien, on s’intéressera plus précisément aux méthodes pédagogiques et au contenu des enseignements des Frères, ainsi qu’à leurs finalités et au public qui fréquente ces cours.

 

 

Les écoles de travail social et l'éducation des adultes des années 1910 aux années 1970 : une histoire oubliée

Prochain séminaire : mardi 18 mai 2021, de 17h30 à 19h30

EN LIGNE  (entrée libre)

 

Les écoles de travail social et l'éducation des adultes
des années 1910 aux années 1970 : une histoire oubliée

Intervenant : Patrick Lechaux, docteur en sciences de l’éducation et de la formation,
Escol/CIRCEFT Université paris 8 / GIS Hybrida-IS

 

 

Ce que l’on appelle aujourd’hui le système de formation au « travail social » s’est construit à travers des écoles professionnelles investies comme leviers de structuration de métiers successifs : assistant-e de service social, éducateur-rice spécialisé-e, pour ne citer que les plus connus. Entre autres héritages, la « formation d’adultes » est probablement celui qui a constitué le marqueur le plus significatif de la singularité de ce dispositif de formation à l’écart de l’université, comme écoles professionnelles distinctes des écoles normales ou des écoles infirmières par exemple, en tant qu’écoles pour adultes combinant la professionnalisation à un métier avec la diffusion d’une culture sociale pour une diversité de publics.

 

D’abord ancré dans « l’éducation des adultes » pour les écoles de service social (entre 1910 et 1940), puis dans « l’éducation populaire » pour les écoles d’éducateurs à partir des années 40, ce dispositif de formation a progressivement perdu de vue le projet politique originaire -ambivalent toutefois entre contrôle social et émancipation du peuple- qui fut le sien au fur et à mesure de sa professionnalisation comme système de formation professionnelle initiale. Son « universitarisation » récente (2018) peut d’ailleurs être lue comme la mort annoncée de cet héritage s’il s’agit d’une académisation de la formation. Mais elle peut aussi provoquer un sursaut en réactivant les espaces d’échanges de savoirs (entre étudiants et professionnels) sous l’effet de la participation des « usagers » à la formation. Est en jeu une nouvelle université populaire dite « multiversité » en tant que mise en commun des expériences et savoirs de la Cité (Tim Ingold, 2018), comme en témoignent un certain nombre d’expériences en plein développement.

 

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Ingold, T. 2018, L’anthropologie comme éducation. Rennes : PUR.

Lechaux P., 2020, La trajectoire d’un siècle du système de formation des travailleurs sociaux. Approche socio-historique par le travail de professionnalisation du diplôme, Thèse soutenue le 17 décembre 2020, Université Paris 8.

 

 

De la psychotechnique au bilan de compétences

mardi 16 mars 2021 de 17h30 à 19h30

 

De la psychotechnique au bilan de compétences :
une sociogenèse de l’orientation professionnelle et de ses modèles

Intervenante : Aurélie Gonnet, docteure en sociologie, Cnam/Lise


Parce qu’il se propose d’accompagner les réflexions personnelles quant à des choix professionnels passés et futurs, et de mettre en relation des caractéristiques individuelles avec un projet professionnel, le bilan participe de l’orientation professionnelle des individus mais aussi de la distribution sociale du travail, engageant elle des enjeux sociaux et économique. Dès lors, s’interroger sur les conditions socio-historiques d’émergence d’un dispositif tel que le bilan de compétences conduit à faire la sociogenèse de l’orientation professionnelle, laquelle permet de mettre en exergue trois points cardinaux communs à toute forme d’orientation professionnelle : la structure sociale, le système productif et l’individu-sujet. Chacun de ces points cardinaux est porteur d’enjeux et d’objectifs spécifiques, au carrefour desquels se situe l’orientation professionnelle censée permettre leur conciliation à la faveur d’une répartition juste, efficace et épanouissante des places, des postes et des métiers. En retraçant cette sociogenèse, plusieurs modèles d’orientation se dégagent, qui irriguent le bilan de compétences : le modèle psychotechnique (1920-1939), productiviste (1939-1959), éducatif (1959-1991) et actif (1991- aujourd’hui). Ce sont ces modèles que propose d’éclairer cette intervention, sur la base d’une lecture originale de travaux de seconde main et de données (rapports publics, textes de lois, entretiens) permettant de décrire les évolutions conceptuelles, méthodologiques et théoriques de l’orientation professionnelle.

 

 

Le mouvement des ciné-clubs (1920-1999) : Foyers de culture populaire ou formation par l’image ?

Cycle de séminaires

coordonné par Christiane Étévé

Prochain séminaire : mardi 8 décembre 2020 de 17h à 19h

En ligne !

Former à l’animation d’un ciné-club : analyse comparative des sessions de formation des fédérations confessionnelles et laïques


Intervenant : Vivien Soldé, doctorant en sociologie, Université de Reims Champagne-Ardenne, Centre d'études et de recherches sur les emplois et les professionnalisations

 

Notre étude propose une réflexion socio-historique sur les stages de formation d’animateurs proposés par les différentes fédérations de ciné-clubs confessionnelles et laïques. Ces sessions avaient plusieurs objectifs : développer les pratiques éducatives des animateurs (présentation d’un film, organisation d’une séance de ciné-club, gestion d’un débat, etc.), compléter leurs connaissances cinématographiques (esthétique, histoire du cinéma, technique, etc.) et parfois leur faire pratiquer la technique via des stages de réalisation. Elles étaient également de formidables moyens de cohésion entre les animateurs d’un même réseau, qu’ils soient à la tête de la fédération ou dans les ciné-clubs qui y sont affiliés.

 Ainsi, les annonces de ces sessions au sein des revues ou bulletins internes sont de véritables indicateurs de la puissance des réseaux, les idées qu’ils défendent et peuvent également nous éclairer sur la nature des relations entre les différentes organisations. Dès lors, il nous paraît intéressant de dresser une analyse comparative des formations proposées par les diverses fédérations confessionnelles (FLECC, Film et Vie, Film et famille) et laïques (UFOLEIS, FFCC, FFCCJ/Fédération Jean Vigo). Quels contenus et méthodes sont mis en avant ? Est-ce qu’une véritable différence est perceptible entre les approches des fédérations confessionnelles et laïques ? Quels discours sont tenus à propos des formations des autres organisations ?

 

Pour participer : envoyez un courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Nous vous enverrons le lien qui vous permettra de nous retrouver en ligne.

 

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mardi 4 février 2020

L’animateur de ciné-club, de l’amateur éclairé à l’expert ordinaire.
Portrait d'un formateur par et pour l'image

Intervenant : Léo Souillés-Debats, maître de conférences en études cinématographiques à l'Université de Lorraine, Laboratoire lorrain de sciences sociales

La figure de l’animateur de ciné-club est au cœur de l’histoire de l'éducation (populaire) au cinéma en France. Cette conférence se propose de dresser un portrait de ces formateurs par et pour l'image après la Seconde Guerre mondiale en étudiant l’évolution de ces cinéphiles ordinaires au sein d’un mouvement associatif national extrêmement dense et la reconnaissance progressive de leur expertise dont la légitimité repose moins sur un statut social, une situation professionnelle ou un titre académique que sur l’expérience de la séance.

 

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Des usages de la formation dans le cadre de la mobilité professionnelle. Le cas de la Société Générale (années 1920-1980)

Séminaire du mardi 3 décembre 2019 - 16h - 18 h

ETSUP, 8 villa du Parc Montsouris 75014 Paris

Invité : Nicolas Divert, maître de conférences en sciences de l'éducation, université de Paris-Est Créteil (UPEC) LIRTES

Le secteur bancaire apparaît comme particulièrement engagé dans la formation de son personnel. Dès les années 1920, la Société Générale ouvre ses premières écoles et, progressivement, une offre variée de formations, parfois associée à la préparation de diplômes, sera proposée. Les formations internes, interbancaires ou d’État dessinent des outils de la gestion de ressources humaines qui vont participer à façonner les carrières. Aussi, à partir d’entretiens biographiques réalisés auprès de retraité·e·s de cette banque (n= 113), d’analyse de documents internes et de l’étude des livres d’or d’une école destinée aux futur·e·s gradé·e·s, cette présentation vise à appréhender les liens pensés entre la formation et la mobilité professionnelle jusqu’aux années 1980, période au cours de laquelle les écoles internes sont fermées.

 

Mai 68 et la formation des adultes

Séminaire hors cycle
coordonné par Jacques Denantes

La formation par la recherche

Cycle de séminaires

coordonné par Claude Debon et Christiane Étévé

Mardis 4 décembre 2018, 5 février, de 15h30 à 17h30

ETSUP, 8 villa du Parc Montsouris 75014 Paris

 

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Idées, politiques et pratiques patronales de formation (1914-1944)

Quatrième séminaire du cycle

ETSUP, 8 villa du Parc Montsouris 75014 Paris

 Le Centre des Jeunes patrons/Centre des jeunes dirigeants
et la formation professionnelle. Années 1950-1970

 Intervenant : Florent Le Bot
 

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Formation, recherche et médias au milieu du XXe siècle

Mardi 5 décembre 2017, 15h30-17h30

Attention ! le séminaire aura lieu à Peuple et culture, 108 rue Saint-Maur, 75011 Paris

Expériences, de la Radiodiffusion nationale à l’ORTF

Intervenante : Jocelyne Tournet-Lammer, anciennement cheffe de groupe au Service de la Recherche de l'ORTF*, présidente du Comité d’histoire de la Radiodiffusion**

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Les écoles de dessin et la formation des adultes : Paris, 1800 - années 1860

Séminaire

mardi 6 décembre 2016 : 15h30 - 17h30

ETSUP, 8 villa du Parc Montsouris 75014 Paris

Invité : Renaud d'Enfert
professeur à l'Université de Picardie - Jules Verne

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